Mathias, sapeur-pompier volontaire

Quitter son travail, sa famille ou ses amis précipitamment pour porter
assistance aux personnes et aux biens est la particularité de quelques-uns
et surtout des sapeurs-pompiers volontaires.
Mathias Riveteau est l'un d'eux. Cet engagement, cette passion est
presque une tradition dans sa famille puisqu'il est le troisième Riveteau du
centre de secours de sa commune.
Il nous raconte sa vie privée, professionnelle, mais surtout sa passion,
à travers ses formations de sapeurs pompiers et les interventions auxquelles
il participe.
Il nous invite à le suivre en intervention et à partager ses craintes, ses
peines et ses joies ressenties en portant secours aux victimes de malaises,
d'accidents ou de dégats occasionnés par le feu.
BIP BIP BIP...
Mon bip sonne ! Je pose rapidement mes outils dans ma caisse et me
dirige en courant vers la sortie. Sur le pas de la porte, je croise ma cliente.
- Je pars, Madame Marchand, je reviens au plus vite.
Je n'entends pas sa réponse, je suis déjà assis au volant de la camionnette,
elle est toujours garée prête à partir. D'où je suis, j'ai trois kilomètres à parcourir
pour me rendre au centre de secours.
J'avais oublié de vous préciser un détail, je suis sapeur-pompier volontaire
dans ma commune. Mais avant que je vous le dise, vous vous en doutiez
sûrement.
Le moteur ronfle, il ronronnera au retour, pour l'instant, il y a une
urgence. Je ne connais pas le motif du déclenchement, nos bips n'affichent
aucun code ou n'émettent aucun message, seulement un son strident. Donc
je roule vite, trop vite, diront certains. Je suis conscient de prendre des risques
mais j'essaie de les calculer au maximum. Pour vous rassurer, je ne
roule pas à la même vitesse sur une route si celle-ci est mouillée ou sèche
et je prends soin de boucler ma ceinture.
J'arrive enfin à la caserne. Le temps m'a paru long mais il n'y a pas plus
de trois minutes que j'ai abandonné mon chantier. Le portail du FPT est
ouvert. Nous partons pour un feu...