Decazeville, une histoire d'hommes. Vol. 1. Des origines à 1940

Pierre Poujol se présente comme enfant
de la Belle-Vallée du Lot où sa famille est
installée, implantée, dit-il, depuis des siècles et
des siècles. Des liens très forts le lient
spécialement à Livinhac-le-Haut, mais rien de
ce qui concerne la Belle-Vallée et le Bassin
houiller ne lui est indifférent.
Ses grands-pères, père et oncles travaillaient
à la mine.
Les hasards de l'existence et du travail
l'ont conduit dans la Région parisienne, puis à
Bordeaux. Son père lui avait dit : «Ne sois pas
mineur !», de toute façon, cet avertissement
en forme de commandement n'avait aucune
chance d'être contredit : il avait vingt ans, en
1963, moment où depuis longtemps déjà, les
mines étaient condamnées.
Avec ce nouveau livre, Pierre Poujol fait revivre
les débuts et le prolongement de l'aventure que fut la
mise en oeuvre de l'industrie minière et sidérurgique,
dans le bassin houiller d'Aubin-Decazeville.
On découvre, avec l'auteur, des personnalités
attachantes, d'autres beaucoup plus contestables, mais
toutes, depuis le duc Decazes jusqu'au financier-ministre-administrateur
Léon Say, en passant par
François Cabrol, Declerck, Panassié, Alfred Pierrot
Deseilligny, Jules Cayrade, Alexandre Bos et plus tard
son fils Louis, Gastambide, Emile Nègre ...jusqu'à
Paul Ramadier, toutes ont forgé non seulement le
destin d'une ville minière, mais aussi sa force et son
obstination à survivre et à prospérer aussitôt que les
conditions s'avèrent plus favorables.
Combien de fois l'a-t-on cru perdue ?
«Decazeville est riche d'une histoire mouvementée,
faite de hauts et de bas, de moments de sérénité
et d'autres d'angoisse. De grands hommes l'ont
accompagnée, et avec beaucoup d'autres, l'ont bâtie.
Ville toujours prête au combat pour son maintien,
hargneuse avec ceux qui ont voulu la transformer en
ville crève-misère, reconnaissante envers ceux qui
savent apprécier son mérite, Decazeville, sans s'en
rendre compte est devenue, en son temps, un symbole,
un de ces points d'ancrage du mouvement social.
Personne ne peut être indifférent à son histoire, et
surtout pas ses enfants, decazevillois coeurs fidèles.»
Nathalie Salines