Eblouissement : exposition, Paris, Jeu de paume, 24 juin-12 septembre 2004

L'exposition «éblouissement», que cet ouvrage accompagne,
pose la question centrale de la lumière, matière
vive qui fait ou défait la photographie, irradie ou efface,
modèle ou détruit ; qui tour à tour fascine, émerveille,
plonge dans l'extase comme dans l'angoisse ou le vertige.
Un choix d'oeuvres, allant du dernier tiers du XIX<sup>e</sup> siècle
aux avant-gardes des années 1920 (Constantin Brancusi,
André Kertész, Man Ray, László Moholy-Nagy...)
jusqu'aux créations les plus contemporaines (Jean-Marc
Bustamante, Stan Douglas, Michel François, Felix
Gonzalez-Torres, Jean-Luc Moulène, Éric Rondepierre,
Xavier Veilhan, parmi d'autres) témoigne des diverses
expériences liées à l'«éblouissement», mot qui exprime
aussi bien le trouble de la vue frappée par l'éclat trop brutal
de la lumière, que la jouissance, le vertige et la perte
de conscience, ou encore l'apparition - et son double
inquiétant, le spectral, le fantomatique - et la disparition
( texts in English inside ).