Zeno ou Le culot de vivre

«... De cette montre, je garde un souvenir anecdotique.
Tout fier de mon achat, je m'empresse, en frimant un peu,
de l'exhiber à mon frère André, l'homme de ma première
montre. Il la regarde et me dit : «Elle est chouette» et, avec
son regard malicieux il ajoute : «Le problème est que
comme tu ne sais pas nager, si tu veux qu'elle voit la flotte,
il va falloir te la mettre à la cheville !»
Le chemin du bonheur, selon Jean-Pierre Adani.
Dans ce deuxième ouvrage, l'auteur mêle coïncidences
et prémonitions troublantes sur les chemins tortueux
d'une destinée qui l'a rattrapé chaque fois qu'il a tenté
de lui échapper.
Sans mélancolie aucune mais avec une sensibilité
particulière, Jean-Pierre Adani alterne la dramatisation
du malheur et la face cachée du bonheur, les rendant
presque indissociables. La richesse prodigieuse
de la narration entraîne le lecteur dans tous les registres
de ce nouveau roman autobiographique qui abonde
en symboles. Jean-Pierre Adani excelle une fois de plus dans
les évocations palpitantes qui revivent avec intensité
dans sa mémoire.
Faire tenir l'expérience du coeur
humain en 150 pages est un
défi supplémentaire pour un
auteur qui a su se passer de la
logique et de toutes règles
pour nous entraîner avec le
même regard, curieux, impertinent,
amusé et désespérément
optimiste qu'il nous avait offert
dans «Porca miseria».
L'histoire de la famille
qu'il poursuit aujourd'hui
révèle le talent d'un autodidacte
attachant et généreux.
Parvenant ainsi à dominer
la fuite du temps dans sa quête
incessante du bonheur,
l'auteur s'affranchit du même
coup des préjugés de la société
qui l'a vu naître.