Les nombres cachés : ésotérisme arithmologique

Dès l'aube de la civilisation, les hommes se sont préoccupés des relations
entre leur domaine propre, la Terre, et le domaine céleste où évoluaient leurs
créateurs et maîtres.
Très tôt encore, leurs réflexions les amenèrent à penser que le seul absolu
dont ils disposaient, - les nombres -, élément abstrait, universel et immortel,
était apparenté au divin. Ils croyaient, en effet, que les dieux, après avoir utilisé
l'absolu des nombres pour calculer le monde et ordonner la création, en
avaient fait cadeau aux humains, permettant ainsi à quelques privilégiés de
dialoguer avec eux afin de savoir comment les imiter. Les nombres se trouvaient
ainsi constituer l'absolu universel, appartenant tant au domaine des
créateurs qu'à celui de leur création.
L'arithmologie, à l'origine jeu mathématique sacré et secret, eut pour objet
d'ordonner les modalités du dialogue entre la Terre et le Ciel. Elle fut connue
des seuls initiés qui furent ainsi tout naturellement amenés à rechercher la
valeur des correspondances chiffrées entre les absolus divins, Dieux, Ciel,
Terre, Soleil, Lune,... et les nombres.
La première partie de cet ouvrage, étude consacrée à l'arithmologie ésotérique
opérative des Anciens, présente l'évolution de l'arithmologie depuis ses
premières manifestations (l'arche de Noé sumérien, le géant Gilgamesh, le
V<sup>e</sup> millénaire) jusqu'à son éclipse, que l'on peut situer vers notre V<sup>e</sup> siècle.
Partant de l'universel binaire, pair-femelle-impair-mâle, lié depuis toujours
au plus antique concept religieux indo-européen, le Ciel et la Terre, nous accédons
aux arithmétiques sumérienne et égyptienne, génératrices des ziggourats
et des pyramides, pour aboutir à l'apogée pythagoricienne.
La seconde partie analyse, en leur apportant des éclaircissements,
quelques cas concrets : La Genèse, Le Nombre Nuptial, les Bucoliques de
Virgile, la Bête et la Jérusalem de l'Apocalypse, La Mélancolie de Dürer.