C'était Georges Pompidou

C'était Georges Pompidou

C'était Georges Pompidou
Éditeur: Fayard
2007434 pagesISBN 9782213635415
Format: BrochéLangue : Français

À la différence de tant d'autres, le grand Premier ministre et le

grand président de la République que fut Georges Pompidou n'avait

pas un goût inné du pouvoir. Plutôt que par l'ambition personnelle,

il a été poussé au-devant de la scène par la curiosité intellectuelle et

le dévouement à un homme d'exception.

Les cinquante-deux premières années de sa vie, tour à tour professeur

de lycée, chargé de mission, commissaire adjoint au Tourisme, maître

de conférences à Sciences Po, maître des requêtes au Conseil d'État,

fondé de pouvoir d'une maison de banque, Georges Pompidou

travaille très vite, pour profiter pleinement de ses heures de loisir.

Bon époux, bon camarade, bon vivant, amateur de bonne chère,

de peinture et de poésie, ce surdoué est un sceptique. La vie, il la

regarde avec humour et l'actualité avec recul.

Certes, de juin à décembre 1958, il apporte dans l'ombre un

concours inestimable au général de Gaulle en l'aidant à fonder les

institutions de la V<sup>e</sup> République et à préparer l'entrée sans douleur

de la France dans le Marché commun. Mais au bout de six mois,

sa mission accomplie, il s'empresse de quitter les ors des palais

nationaux pour retrouver les chemins de la liberté.

Trois ans après cette brève parenthèse, il est enfin happé par le

destin. Un destin qui, par deux fois, le fait échapper à des attentats

et le métamorphose en homme d'État. Lorsque de Gaulle le

bouscule en faisant de lui son chef du gouvernement, il entre en

politique sans être sûr d'y faire carrière. Or voici qu'après quelques

années dans l'ombre du géant il prend goût à la fonction et se

prépare même à lui succéder au terme d'une extravagante course

d'obstacles.

Ce parcours inhabituel a de quoi intriguer, cette lutte perpétuelle

entre la nonchalance, longtemps dominante, et le désir de primer,

qui finit par l'emporter du seul fait du hasard. Jamais cet épicurien

ne force la main du destin. Le destin le guide, il ne s'y refuse pas, il

l'accepte. Et, stoïque devant la maladie, il meurt à la tâche.

Ce livre est proposé par (0) membre(s)
Ce livre est mis en favori par (0) membre(s)