La bataille d'Alger

«Chasse à l'homme !», titre l'Écho d'Alger le 25 décembre
1956. En cette fin d'année, le FLN lance une série
d'attentats sanglants dans la capitale algérienne. Le 24,
deux personnes sont tuées dans un bar, le 29, le maire
de Boufarik, Amédée Froger, l'un des élus les plus actifs
des Français d'Algérie, tombe sous les balles alors qu'il
venait de prendre le volant de sa voiture. La bataille d'Alger
commence avant que l'armée ne se voie confier la mission
de rétablir l'ordre, en février 1957...
Pendant neuf mois, la ville blanche va vivre au rythme des
contrôles, des fouilles, des arrestations, des interrogatoires
musclés, voire des tortures et des exécutions sommaires.
Cette bataille d'Alger, racontée par Jean Delmas qui en
fut le témoin en tant que capitaine du Génie, fait entrer
la guerre d'Algérie dans une phase critique provoquant
un fossé irrémédiable entre les deux communautés et une
crise au sein de l'armée. Quant à l'opinion publique, elle
se divise sur la prolongation d'une guerre où la terreur
répond à la terreur...