Mani est vivant !

Okhrid, ville de Macédoine, l'un des plus grands centres de culture et de civilisation de notre monde ; Alexandrie, cité emblématique de la civilisation méditerranéenne et mondiale ; et les lointains déserts de l'Asie... Mani est vivant ! s'inscrit dans ce triangle structurant l'univers imaginaire et moral d'Ozdemir Ince. Un univers matérialiste, hérétique et mystique... Au centre de celui-ci se dresse la figure de Mani (Manès, Manichaeus, 216-277), fondateur du manichéisme, à la fois religion et philosophie.
Voyant dans l'histoire l'une des pierres angulaires de sa poésie, l'auteur cherche, à l'intérieur de ce triangle sacré, les traces de l'une des premières religions des Turcs. « Mon âme est mon corps, mon corps est mon âme ! » Cette poésie se veut union dialectique de la lumière et de l'obscurité, du bien et du mal.