Un coin des Cévennes : le Vigan et ses environs

Il serait difficile d'indiquer exactement l'époque de
la fondation du Vigan, mais il est certain que cette
petite ville existait longtemps avant l'Ere chrétienne.
D'après certains écrivains, le Vigan serait la ville
gauloise «Avicantus» du nom du dieu qu'elle adorait
; les plus nombreux et les plus éclairés voient
en elle «le Vindomagus» dont Ptolémée parle
dans sa Géographie, et qui, à cette époque, avait déjà
une certaine importance. Cette cité était placée entre
Nimes et le Rouergue et son nom dérivé du celtique,
signifie ville de la montagne. Les Volces Arécomiques
qui l'habitaient furent soumis par les Romains,
et le Vigan tint un rang important parmi les vingt-quatre
villes que l'Empereur Auguste protégea dans
le pays. C'est sans doute dans ce temps de prospérité
que son temple dédié à la déesse Isis fut bâti. Les
vestiges de ce temple existent encore dans les caves
qui se trouvent sous la halle au blé. On y voit des
débris de colonnes avec leur astragale et un bassin
pour les ablutions. Au commencement du siècle dernier
des urnes cinéraires et des pierres peintes à fresque
y furent trouvées.
«Mon verre n'est pas grand, mais je
bois dans mon verre.»
A. de Musset.