Les métiers d'autrefois. Couturières et repasseuses

Suite logique du travail des «laveuses»,
voici celui des couturières et
ravaudeuses, puis des repasseuses. C'est
au bout de toutes ces heures de «corvées»
que l'armoire se remplissait de nouveau de
linge soigneusement plié, repassé, rangé par
catégories et souvent parfumé à la lavande.
Les générations nées après les années
1960-1970, n'imaginent pas un instant ce
que pouvait être cet entretien du linge, quel
courage il fallait pour endurer des conditions
difficiles et inconfortables, quelle patience
avaient nos grands-mères normandes pour
entretenir les vêtements de familles souvent
nombreuses, des vêtements en textiles épais
et lourds ou encore plus légers mais garnis
de dentelles, plissés, fronces, smocks... sans
parler des bonnettes et des coiffes.
Jocelyne Corbel, après avoir rendu hommage
à ses ancêtres potiers et à ses grands-mères
laveuses (dans la même collection aux Editions
Corlet) salue dans cet ouvrage ses tantes qui
furent couturières à domicile et toutes les
employées de maison qui ont peiné à repasser
des tas de linge considérables.