L'Europe au XIXe siècle : des nations aux nationalismes (1815-1914)

La construction d'un espace politique, économique,
social et culturel européen n'est pas une idée neuve.
Mais au 19<sup>e</sup> siècle, l'idée se heurta à la force de la nation
comme modèle politique.
De 1815 à 1871, l'Europe des nations domine la vie
politique du temps : du congrès de Vienne et de la
Sainte-Alliance à l'achèvement de l'unité italienne et
allemande, des peuples aspirent à former des nations
érigées en États, sous l'oeil bienveillant ou hostile des
grandes puissances. Tout en dressant le portrait de ces
puissances et des régions particulièrement concernées
par la question des nationalités, cet ouvrage s'intéresse
aux grands mouvements culturels européens - comme
le romantisme - et montre l'essor économique parallèle
de l'Europe.
Il analyse ensuite l'Europe des nationalismes de 1871
à 1914, période de tensions politiques, économiques,
culturelles, militaires (naissance de la Triple-Entente
et de la Triple-Alliance). L'accent est mis sur les
mouvements d'idées, sur l'émergence simultanée de
courants socialistes pacifistes et internationalistes et
de courants nationalistes bellicistes et antisémites.
L'Europe domine le monde par la colonisation et par la
culture, mais cette domination externe s'accompagne
de déchirements internes, autour des Balkans ou du
Rhin, qui entraînent l'Europe sur la voie de la «marche
à la guerre».