Complots à l'île d'Elbe

L'épisode de l'exil de Napoléon à l'île d'Elbe est assez mal
connu. Il est vu ici à travers les yeux de Faustina, jeune femme
corse mariée au commandant Poli. Faustina est elle-même la petite-fille
de Camilla Ilari, nourrice de Napoléon, et est la filleule de
celui-ci. Confrontée à des faits qui l'intriguent, elle joue par
moments le rôle d'un détective. Elle fait partie de la petite Cour qui
entoure le «roi de l'île d'Elbe» que chacun, dans son for intérieur,
continue d'appeler «l'empereur». Bien sûr, personne dans
l'entourage de Napoléon - et Napoléon lui-même, sans doute -
n'imagine que ce séjour à l'île d'Elbe ne durera que dix mois.
Chacun tente de s'y insérer, d'y recréer ses habitudes. Il y a çà et là
des incidents, des morts inexpliquées, des messages secrets
échangés.
Plus tard, lors du départ de Napoléon pour la France, le
commandant Poli se verra confier, avec d'autres, la tâche de
soulever la Corse en faveur de l'ex-empereur qui envisage, s'il
échoue à Paris, de se retirer dans son île natale. La Corse connaît à
cette époque une atmosphère agitée dont l'auteur fait la description
avant d'arrêter son récit au moment où débutent les Cent-Jours.