1789. Vol. 1. Les états généraux : un souffle d'espoir

La France se trouve plongée dans de graves problèmes économiques et
financiers. Les mauvaises récoltes et la révolte de l'aristocratie qui tient
par-dessus tout à ses privilèges ne font qu'empirer les choses. Le royaume
est dans une impasse et se trouve au bord de la banqueroute. Après avoir
essayé de remédier par de multiples moyens à cet état de fait, sans obtenir
de résultats, Louis XVI décide en dernier recours de convoquer les États
généraux.
Cet ouvrage propose de suivre cet événement capital dans l'Histoire de
France, à travers la correspondance de deux députés du Tiers. Ces deux
hommes sont originaires de l'Ouest et plus particulièrement du Bas-Poitou,
région qui enfantera sous peu le département de la Vendée. Le premier,
juriste de son état, est issu d'une vieille famille catholique, il a pour nom
Louis Prosper Lofficial. Le second est d'obédience protestante. Il est médecin
et exerce dans le pays de la Châtaigneraie : il s'agit du docteur J. G. Gallot,
médecin des épidémies.
À travers les missives de ces deux députés, Jacques Puiroux nous invite à
découvrir, au jour le jour, ce que furent ces événements et à partager
les sentiments et les réactions de ces hommes au fur et à mesure du
déroulement des faits.
Après l'ouverture des États généraux le 6 mai au matin, nobles et clergé
refusent des sièges avec le tiers état et se réunissent dans les salles
aménagées à leur intention. Le Tiers refuse tout compromis alors que
l'absence du roi interdit le moindre des arbitrages.
Désespérant de vaincre leur résistance, le roi invite le clergé et la noblesse à
se joindre au tiers état. Et le 27 juin «l'Assemblée nationale» répond enfin
au voeu formulé par les «Cahiers de doléances» : la régénération du
Royaume de France.