La sphinge

Sphinx. Ou sphynx. Avec ou sans i grec — je m’en fiche assez, pour être honnête, quoique, avec, ça rapporte plus au Scrabble. Cela dit, il serait plus logique de dire sphinge, étant donné que l’animal fabuleux auquel les anciens Grecs donnaient ce nom était doté d’un corps de lionne et d’une tête de femme. Il se trouve en outre que je suis moi-même une petite chatte, et non un de ces gros matous qu’affectionnaient les Égyptiens qui, eux, ont donné à leur sphinx une tronche de bellâtre macho. Passons. Essayiste et poète, Guy Ménard s’impose ici comme un conteur dont l’humour n’épargne personne — Dieu et les chats compris. Pour notre plus grand bonheur, il crée tout au long de ce recueil des univers riches et foisonnants qui nous font voyager — en souriant — de l’Irlande à l’Éthiopie, du Brésil à Paris, de Bethléem au Mile End, du Ciel à Saint-Henri !