Les larmes de l'exil : l'Iran confisqué

Épris de justice et de liberté, les parents de Ladane
Azernour, jeunes militants opposés au régime du
shah, doivent fuir l'Iran. Nous sommes en 1955 et
ils se réfugient en Union soviétique. Ils découvrent
le communisme au quotidien et décident à nouveau
de tout quitter, pour l'Algérie cette fois, où ils mènent
la vie heureuse de coopérants étrangers.
Après la chute du Shah et la proclamation de la
république, la famille, pleine d'espoir, rejoint enfin
Téhéran en 1980. Aux côtes de l'auteur, nous assistons
alors à la montée du fondamentalisme. L'obligation
de porter le voile, l'interdiction de la mixite,
la prohibition de l'alcool sont autant de signes du
pouvoir des mollahs qui, jour après jour, confisquent
la révolution.
Dangereusement menacée, cette famille qui aimait
tant l'Iran qu'elle le voulait libre et démocratique
est contrainte une fois encore à l'exil.