Un peu après la fin du monde

«J'aurais pu tenter le coup, tout à l'heure au bord
de la rivière, et descendre jusqu'à la berge afin de
tendre la main à ce type qui s'agitait dans l'eau
tourbillonnante pour reprendre pied, même au
risque de me retrouver au fond. J'avais la gorge
sèche en y repensant. Steve avait toujours eu l'ascendant
sur moi et son simple regard avait suffi
à m'arrêter. Qui était cet homme et pour quelle
raison mon frère l'avait-il laissé se noyer sans la
moindre compassion ? Il fallait qu'entre eux se
soient passées des choses très graves.»
Un peu après la fin du monde nous entraîne au sein
de familles habitées de secrets, dans l'univers
de personnages aux prises avec des sentiments
contradictoires et dont le mal-être s'exprime dans
les relations conflictuelles qu'ils nouent avec leurs
proches.
L'écriture de Patrick Delperdange est singulière,
maîtrisée, et crée le climat particulier qui habite
les sept textes qui composent le roman.
Il se joue de la chronologie et propose une oeuvre
originale, dure parfois, qui ne peut nous laisser
indifférents.