Les oliviers sous la neige : hiver 1956 en Provence

L'univers clos de ce roman pousse les uns et les autres aux limites de leur
personnalité. Bêtise, superstitions, rancoeurs, délations, haines, amitiés et
amours se mêlant au fil des jours.
Ce livre est un roman. Comme dans tout roman, la fiction côtoie l'histoire et
l'anecdote.
Les paysages qui servent de cadre sont dans l'ensemble réel et ce fait
climatique très exceptionnel a servi de trame de fond pour imaginer et construire
les personnages récurrents, noircis à l'extrême, qui pour les uns sont totalement
fictifs, les autres ont réellement existé.
En 1955, la Provence est bien connue pour avoir des conditions climatiques très
ensoleillées pratiquement toute l'année.
Après un mois de janvier tiède. Le premier février 1956, un vent glacial s'abat.
La température passe en quelques heures de +10° à -20°. Durant tout le mois,
la neige tombe paralysant toute la région. Les routes sont bloquées, l'électricité
et le téléphone coupés.
Les canalisations d'eau gèlent. Rien que sur Toulon en quelques heures plus de
1.600 compteurs explosent.
Cette vague de froid et de tempête durera tout le mois. Le port de Toulon est
gelé. Saint Raphaël et Antibes ont plus de 60 centimètres de neige malgré la
proximité de la mer.
On mesure plus d'un mètre de neige sur le centre Var et plus de deux mètres
dans l'arrière-pays. Le froid persistant transforme cette neige en glace et en
congères.
Plusieurs millions d'arbres sont endommagés, 5 millions subissent des
mutilations totales ou partielles et plus de 2 millions sont détruits et doivent être
arrachés.
En mars, le redoux chasse enfin le froid. Le 1er il fait +33° et on se baigne à
Nice. La fin de l'année 1956 verra également le nombre de naissances
augmenter considérablement.