Aziyadé : extrait des notes et lettres d'un lieutenant de la marine anglaise entré au service de la Turquie le 10 mai 1876, tué dans les murs de Kars, le 27 octobre 1877

Salonique, 1876. Loti, officier de la marine britannique,
et Aziyadé, une des jeunes épouses d'un très
riche Turc, s'abandonnent à une liaison sensuelle
et pudique née d'un regard au hasard d'une promenade.
C'est une passion radieuse qui s'épanouit alors, sublimée
par leurs différences - passion dangereuse toutefois, car
ils la vivent au péril de leur vie. Malheureusement, moins
d'un an plus tard, Loti est rappelé en Angleterre...
Par-delà l'intrigue amoureuse, l'atmosphère fascinante
et tragique d' Aziyadé émane du charme secret d'un ailleurs
perdu, des lumières, des couleurs et de la langue
d'une époque tourmentée. Comme l'écrivit Roland Barthes
dans sa préface qui signa le grand «retour» à Loti,
cette autofiction est «très exactement une Dérive ».
Dérive dans la langueur calme et obsédante de Stamboul,
où se forgea la turcophilie naissante de l'auteur...