
Venise est la destination touristique par excellence,
elle nourrit l'imaginaire des voyageurs
en quête d'étonnement, elle est comme une
promesse que l'on se fait à soi même : «Un jour,
j'irai à Venise». Et on finit toujours par tenir parole.
Voilà pourquoi la ronde des voyageurs est incessante
; des milliers de badauds viennent se presser
sur le parvis de la Basilique Saint-Marc pour voir
s'étirer la célébrissime place puis ils s'engouffrent
dans les ruelles silencieuses et glissent sur le Grand
Canal comme s'ils avaient toujours vécu ici. Car il
faut en convenir : Venise met à l'aise. Le temps
semble s'y être arrêté, une brume apaisante flotte
au-dessus de la lagune, l'air est léger presque insolent,
les clichés sont balayés, la Sérénissime est sur
le point de se livrer. Elle dévoile alors des trésors
aussi démesurés qu'improbables ; après être resté
bouche bée devant l'un des symboles de la
République de Venise, le Palais des Doges, le promeneur
tombe sous le charme d'une peinture coincée
entre la nef et le coeur d'une église déserte, réalisée
par un talentueux inconnu.
Venise est lieu unique au monde, bâtie sur 118 îlots
et 400 ponts quadrillés par un réseau de canaux, un
immense musée à ciel ouvert qui s'étend sur sept
quartiers aussi riches que mystérieux. Sur une carte,
Venise ressemble à un poisson d'où se détachent : le
populaire Cannaregio, le majestueux San Marco, le
poétique Dorsoduro, le branché San Polo, la chic
Santa Croce, l'authentique Castello et la discrète
Guidecca dans un dédale de rues et d'ambiances,
Venise, surréaliste et mythique, crée le rêve, façon-ne
l'enchantement et entretient la magie.