Le serpent à plumes : et autres oeuvres mexicaines

En 1926 paraît l'un des plus grands romans contemporains
inspirés par le Mexique, une oeuvre unique en son genre : Le Serpent
à plumes , l'avant-dernier roman de D. H. Lawrence (1885-1930).
Le voici publié pour la première fois en France dans sa version
intégrale, dans une traduction de Philippe Mikriammos conforme
à l'édition Cambridge des oeuvres de l'auteur, la seule qui fasse
référence. Le roman raconte l'histoire de Kate, une Irlandaise qui,
de passage au Mexique, fait la connaissance de deux hommes,
un érudit, don Ramón, et un général, don Cipriano, lesquels ont
entrepris de créer une nouvelle religion fondée sur le panthéon
aztèque et de réorganiser en ce sens la société mexicaine. Une
fresque hautement colorée et luxuriante dont la puissance et la
violence sont à la mesure des dix ans de révolution et de guerre
civile que venait de vivre le Mexique lorsque Lawrence y séjourna.
Les hymnes qui émaillent le roman figurent parmi ses plus belles
créations. Et les découvertes sensuelles de Kate esquissent déjà
les révélations érotiques de Constance Chatterley, dans le roman
qui fera scandale deux ans plus tard.
Ce volume contient également les principaux autres textes
écrits par Lawrence en Amérique du Nord : Matinées mexicaines ,
un livre de voyage, ainsi que la trilogie L'Amazone fugitive,
L'Étalon, La Princesse , qui porte à la fois sur le Mexique et le
Nouveau-Mexique, et où Lawrence décrit une femme en quête
de son destin, thème central de toute son oeuvre.