Les anges de la Madone : du Ghetto de Varsovie à Saint-Martin-Vésubie

Durant la seconde guerre mondiale,
entre 1940 et 1944, les lois anti-juives
prises par le gouvernement de Vichy,
sont appliquées dans le département des
Alpes-Maritimes. Des Juifs sont assignés
à résidence à Saint-Martin Vésubie.
La zone libre est envahie par les allemands et les italiens, en novembre
1942, suite au débarquement des alliés en Afrique du Nord, mais laissée
sous contrôle de l'armée italienne.
Celle-ci, bienveillante envers les Juifs, s'oppose aux directives allemandes
et françaises qui sont de les traquer en vue de leur déportation.
Comme leurs compatriotes, David et Hannah, un couple de juifs polonais,
sont assignés à Saint-Martin Vésubie. Hannah est heureuse au
coeur de la «petite Suisse niçoise», où elle se sent en sécurité, avec son
mari et leur fille, Maria. Mais, à sa grande consternation, David, officier
dans l'armée polonaise, retourne se battre dans son pays, dans l'espoir
de libérer le ghetto de Varsovie.
Pour Hannah, une longue et pénible attente commence alors. Reverra-t-elle
un jour son cher David ? Heureusement sa famille d'accueil est là
pour la soutenir. Le fils François, lycéen à Masséna, se bat avec ses
camarades contre l'occupant. Il est secrètement amoureux de la belle
Hannah, et pour l'aider à surmonter son désarroi, lui fait partager sa
passion de la montagne en lui faisant découvrir les paysages somptueux
du massif du Mercantour.
En septembre 1943, la capitulation de l'Italie, met brutalement fin à la
«période de paix». Les allemands occupent les Alpes-Maritimes. Pour
leur salut, Hannah et ses compatriotes, sont obligés de s'enfuir vers l'Italie
en passant par les cols via la Madone de Fenestres.