De la vie secrète de Napoléon à l'île d'Elbe à l'ultime chance de l'Europe

Après une campagne de France ou ses armées sont submergées par le
nombre, Napoléon 1<sup>er</sup> abdique sans conditions, le 6 avril 1814. Par le traité
du 11 avril, il reçoit un royaume réduit à l'île d'Elbe tout en conservant son
titre d'empereur. En Elbe, il va prouver ses qualités d'organisateur, mettant
en valeur cette île enchanteresse tout en préparant secrètement un retour
fracassant dans la vie publique française.
Il est espionné mais lui-même s'informe des événements de France et de
Vienne, lieu du Congrès ou les «alliés» se partagent l'Europe et discutent
sur le sort final de l'Empereur déchu... en oubliant l'avenir des peuples européens.
Il reçoit de nombreux visiteurs, Français, Anglais notamment, tel Lord
Brougham qui lancera Cannes deux décennies plus tard mais aussi des Italiens
partisans de l'indépendance et de l'unité de leur nation.
En Elbe, l'Empereur a le temps de penser et retrouve les idées révolutionnaires
qui guidèrent ses actions visant à imposer à l'Europe «la Déclaration
Universelle des Droits de l'Homme»... Faire de son fils le premier Empereur
d'une Europe des Nations, garante de paix durable, n'est-il pas le fol espoir
qui va le guider après son débarquement sur la plage de Vallauris, le 1<sup>er</sup> mars
1815 ?