Le gentilhomme

Forte de l'héritage humaniste et de l'essor de la pensée
sociopolitique légués par le XVI<sup>e</sup> siècle, la littérature du
début de la régence se veut avant tout morale. Se donnant
comme champs d'observation les moeurs et l'action politique,
elle ambitionne d'instituer l'homme et imagine des
transformations sociales.
La fin brutale du règne de Henri IV et la jeunesse de
Louis XIII favorisent en effet le genre de l'institution
morale. L'ouvrage, Le Gentilhomme , fait partie de cette
période de transition. Il est l'oeuvre de Nicolas Pasquier,
juriste, philosophe, lettré, un de ces magistrats humanistes
qui contribuent, depuis plus d'un siècle, à l'évolution
de la littérature. Il s'adresse particulièrement au
second ordre, la noblesse, qu'il s'engage à former et à
rendre active dans une société moderne.
L'ambition de cette édition est double, arracher Nicolas
Pasquier à l'obscurité des méconnus de l'histoire littéraire
et dégager les lignes de force qui structurent son discours
moral.