La vie fragile : violence, pouvoirs et solidarités à Paris au XVIIIe siècle

Dans quelles archives faut-il débusquer les
rythmes quotidiens d'une société, avec ses tragédies
et ses ferveurs collectives ou intimes ? Comment
rendre compte de ce qui détermine hommes et
femmes, patrons et ouvriers, princes et commis, à se
lier, à se fâcher, à s'organiser ou à se révolter ? C'est
à ces questions que répond Arlette Farge en prenant
l'exemple de la société parisienne au XVIII<sup>e</sup> siècle. Au
travers des archives judiciaires, dans ce livre exubérant
et grave, elle explore le fait divers et le dilate en
symbole. On rencontrera aussi une vaste population
d'artisans, de femmes séduites ou abandonnées, de
revendeurs et de filous, d'enfants de la rue, de contre-maîtres,
de couples querelleurs aux prises avec tous
les instants d'une «vie fragile».