Une virgule d'acier : récit

Certains départs s'imposent à nous. Ces deux textes - Départs
et La vie comme une formule - réunis sous le titre Une virgule
d'acier participent du même cheminement, celui qui conduit à se
retrouver, à se trouver, au mitan de vies cassées, giflées par une
virgule d'acier. Reste alors un temps de silence, le sien. Et
l'écriture.
La narratrice de Départs , dont le corps, progressivement, va
refuser de suivre le mouvement d'une société d'agitation, de
rentabilité et de vitesse, découvre à travers la douleur,
irrépressible, une vérité qui lui échappe. La tentation de partir, de
fuir, de céder à une facilité exotique est grande, mais finalement,
heureusement, inaccessible. C'est une rencontre qui lui permettra
enfin de comprendre que le voyage est intérieur et l'apaisement,
solitaire, mais vecteur d'une force inouïe, personnelle. Immobile
et lumineuse.
Dans le second texte, La vie comme une formule , Alexandre,
écrivain reconnu et solidement ancré dans des certitudes
formatées, voit son univers se fissurer et même, partir en fumée,
au propre comme au figuré. Alors il va courir, de plus en plus vite,
de plus en plus loin, compagnon d'une folie qui, peut-être,
finalement, le mènera au-delà de ce qu'il envisageait.