L'image byzantine ou La transfiguration du réel : l'espace, le temps, les hommes, la mort, le péché, les doctrines

L'image byzantine ou La transfiguration du réel : l'espace, le temps, les hommes, la mort, le péché, les doctrines

L'image byzantine ou La transfiguration du réel : l'espace, le temps, les hommes, la mort, le péché, les doctrines
Éditeur: Hazan
2009225 pagesISBN 9782754103572
Format: BrochéLangue : Français

Après avoir rayonné mille cinq cent ans (VI<sup>e</sup>-XVIII<sup>e</sup> siècles), l'art byzantin

est devenu aujourd'hui un symbole de spiritualité, utilisé sans distinction par

les orthodoxes et les catholiques (icônes, couvertures de livres, pochettes de

disques, etc.). Pourquoi ? On connaît les caractéristiques de l'art byzantin, mais

quelles sont ses valeurs philosophiques et théologiques, voire l'émotion et la

piété des hommes qui le sous-tendent ? Tania Velmans répond à ces questions,

par un examen pluridisciplinaire de certains facteurs déterminant pour les arts

visuels byzantins et révélateurs pour la mentalité de l'époque.

Il s'agit en premier lieu de la sacralisation de l'image, impliquant un

rapport mystique entre la représentation et le représenté. Lui sont liées l'exigence

de l'authenticité à l'égard des visages du Christ et des saints, en vertu de la

doctrine des prototypes. La forme donnée à l'espace, réduit à la surface, et le

fond d'or, symbole de lumière divine, en dépendent également. L'abolition de

l'espace entraîne aussi l'abolition du temps, accentué par la quasi-immobilité

des personnages. Un ordre synthétique réunit parfois, en une seule composition,

plusieurs épisodes qui se succèdent dans le récit biblique ; des personnages de

l'Ancien testament apparaissent dans des scènes évangéliques qui incluent

également des allusions à la fin des temps et situent donc sur le même plan

passé, présent et futur. C'est le temps liturgique (succession des prières et des

lectures pendant l'office) qui définit l'ordonnance du décor.

Un chapitre particulièrement long et dense traite des craintes des

Byzantins face à la mort, de leurs monuments funéraires, du portrait et des

compositions à thématique funèbre, le tout comparé aux même catégories

d'oeuvres en Occident. Afin d'expliquer les différences significatives qui les

opposent, un second volet de cette enquête est consacré à la comparaison entre

certaines interprétations théologiques, exigences morales, conceptions de la

rédemption, du péché, du mal, du corps, de la femme et du jugement dernier

dans les deux parties de l'Europe. Il en résulte, malgré des dogmes identiques,

une distinction fondamentale entre le pessimisme occidental et l'optimisme

orthodoxe. Enfin, une dernière étude examine l'influence considérable des

doctrines mystiques sur l'iconographie et le style des arts visuels byzantins.

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