L'Antiquité entre Moyen Âge et Renaissance : l'Antiquité dans les livres produits au nord des Alpes entre 1350 et 1520

Comment l'Antiquite était-elle perçue et interprétée
dans le royaume de France et dans les États
bourguignons aux derniers siècles du Moyen Âge ? Dans
quelle mesure ce regard et les usages qu'il pouvait dicter
- intellectuels, moraux, politiques - se sont-ils modifiés entre
les années 1350, période des premières traductions françaises
de textes classiques à l'instigation du roi Jean le Bon, et la
décennie 1520, traditionnellement considérée comme le début
de la Renaissance en France avec le retour de captivité de
François I<sup>er</sup> après la défaite de Pavie et le coup d'envoi du
chantier de Fontainebleau ?
C'est autour de ces questions, centrées par souci de cohérence
sur la production livresque, manuscrite et imprimée, que
s'articulent les dix-huit contributions du présent volume.
Elles révèlent les enjeux littéraires (traductions, réécritures et
humanisme), artistiques (essor du style à l'antique, art de la
perspective) et, surtout, idéologiques (moralisation des mythes,
condamnation de la tyrannie, éloge de la femme, émergence
d'un sentiment national) que revêtent l'histoire et la mythologie
antiques au tournant du Moyen Âge et de la Renaissance.