L'honneur bafoué d'un officier

Il y a près d'un an, J'ai donné l'ordre aux membres du GPS d'incendier la paillote "Chez Francis". Cet ordre, c'est directement auprès du préfet Bonnet que je l'ai pris. Il n'a pas été donné au hasard, mais était la suite logique d'un engrenage irréversible engagé depuis plusieurs mois. Quant aux raisons pour lesquelles l'opération a échoué, elles sont très différentes de tout ce qui a été dit.
Aujourd'hui, ma carrière au sein de la gendarmerie est brisée. Je n'ai plus rien à attendre d'un corps auquel j'ai consacré toute mon énergie depuis ma sortie de Saint-Cyr. J'ai donc décidé, libéré du devoir de réserve, de révéler dans le détail les mécanismes occultes qui ont abouti à un scandale d'Etat. Ils tiennent autant de la personnalité de certains protagonistes que de rivalités de services et de ressentiments d'ordre privé.
Le colonel Henri Mazères, Saint-Cyrien, fils d'adjudant-chef, destiné à devenir l'un des plus Jeunes généraux de gendarmerie de France, est actuellement sous le coup d'une mise en examen pour "complicité de destruction de biens appartenant à autrui par le fait d'un incendie, commise en bande organisée".