Gynécologie : ce que l'on vous cache...

Certaines évidences gynécologiques semblent ignorées par un grand
nombre de femmes.
Nombreuses sont celles par exemple qui ne savent pas que les
fibromes utérins ne relèvent pas tous d'un traitement
chirurgical - loin de là.
Même chose en ce qui concerne les kystes de l'ovaire, les
rétroversions utérines...
La majorité des patientes qui la demandent ignore que la stérilisation
tubaire (dite ligature des trompes) est une pratique hors-la-loi en
France, qui expose à des complications dont certaines peuvent être
dramatiques.
Plus grave encore : les frottis pratiqués sans examen gynécologique
préalable sont d'un intérêt très limité, parce que de nombreux
cancers ne sont pas dépistés par des frottis isolés. Combien de
femmes le savent parmi celles qui sont adressées d'emblée à un
laboratoire pour ce prélèvement ?
Cet ouvrage renferme de multiples exemples de ce type.
La gynécologie a fait ces dernières décennies des progrès
considérables. Confondue jusqu'au milieu du XIX<sup>e</sup> siècle avec
l'obstétrique, c'est-à-dire la science des accouchements et de leurs
suites, elle contribue aujourd'hui à résoudre tous les grands
problèmes que pose la condition féminine ? Elle s'est en même
temps diversifiée. Il existe des gynécologues-médicaux, des
gynécologues-accoucheurs, des chirurgiens gynécologues.
Chaque femme doit apprendre à s'orienter au mieux pour bénéficier
des progrès réalisés - parce qu'une mauvaise orientation peut être à
l'origine de malentendus préjudiciables à sa santé. Un manque
d'information aussi. Pas de confiance possible autrement ! Et la
confiance doit rester à la base de la relation «médecin-malade».