Protocoles de la lumière

Protocoles de la lumière
Il en est d'un pays comme d'un être que l'on aime :
sa connaissance n'est jamais achevée, et toujours subsiste la
crainte de se perdre en chemin, comme on peut s'oublier
dans la tendre complexité de l'autre... Mais impossible
d'oublier la nécessité d'aller, comme de vieillir et de
décider d'être, avec l'effroi devant l'inconnu de la route !
Assurément, la métaphore est transparente...
Quant à ce pays désiré, c'est la Grèce, c'est-à-dire pour moi,
un beau lieu de lumière ; ainsi s'est fait le choix et ce voyage
n'est pas forcément sans souffrance car la lumière exige.
Mais au bout du chemin, quand la fin se profile, quel voyage
ai-je fait ? Tout compte fait, sans aucun doute, voyage en
soi, méditation paisible sur les confins du jour...