Un jour tu verras

«Et tu passes ta vie à te dire que, quelque part, il y a
quelqu'un qui n'attend que toi sans te connaître et que tu ne
rencontreras jamais...»
Ce sont des quadras, ils ont vécu, aimé, souffert. Surtout lui,
Laurent. Ils n'ont plus beaucoup d'illusions, ils ont appris à
se moquer d'eux-mêmes. Surtout elle, Pauline. Ils sont seuls
tous les deux. Et un jour, enfin, ils se rencontrent. «Guidés
par le hasard», semble-t-il.
Et ils se découvrent encore capables d'aimer, comme deux
vieux adolescents. Un scénario classique, depuis le jour
où l'amour a été inventé : hésitations, craintes, coeurs qui
battent, espoir insensé. Et puis l'émerveillement partagé.
«Jusque-là, tout va bien», comme disait l'homme tombé du
toit en passant devant la fenêtre du premier étage.
Mais quand on l'a provoqué, le hasard sait se venger. Et les
cicatrices, quand elles sont profondes, ne s'effacent jamais.
Le passé non plus, prêt à vous prendre à la gorge...
Un jour tu verras s'aventure sur les terres du polar, mais sans
quitter la cité phocéenne que Jean Contrucci, romancier
et journaliste, auteur des Nouveaux Mystères de Marseille
(Lattès), n'a cessé de célébrer.