Conflits d'éthiques et crises des relations internationales

Conflits d'éthiques et crises des relations internationales
Mais quelle idéologie, quelle philosophie, ou quelle doctrine gouverne véritablement les relations entre les nations ? En existe-t-il une, une et une seule articulée sur une éthique consensuelle ? Les notions d'universalisme, de multilatéralisme voire de coopération ne cacheraient-elles pas plutôt un impérialisme des positions dominantes au gré du triomphe de certaines interprétations éthiques selon les époques ? Faudrait-il craindre que le mensonge, la ruse et la fourberie aient été de tout temps, le fondement le plus affirmé de la diplomatie planétaire et des échanges du genre humain ?
Des printemps arabes aux djihadismes terrorisants et des armes de destruction massive imaginaires en passant par l'Ukraine jusqu'à ces nouveaux discours de la guerre froide, ne s'agirait-il pas profondément d'une guerre de croyances ? S'agirait-il d'une guerre de moeurs et de valeurs portée par des sous-cultures du soupçon, du rejet, du doute et de la méfiance ? Ce dont témoignent les crises des relations internationales de notre temps, c'est l'inadéquation flagrante entre les antagonismes des civilisations, et le discours ambiant d'une quête imparfaite de la paix.