Réalisme : la symphonie des contraires : hiver 2

Réalisme : la symphonie des contraires : hiver 2

Réalisme : la symphonie des contraires : hiver 2
Éditeur: Hatje Cantz
2014239 pagesISBN 9783775738941
Format: BrochéLangue : Français

La deuxième exposition d'hiver de la Fondation

Pierre Arnaud est consacrée à la peinture réaliste.

Riche de quelque cent tableaux couvrant les dix-neuvième

et vingtième siècles, elle s'articule autour

de La symphonie des contraires qui semble caractériser

un mouvement pictural aux multiples facettes.

Nébuleuse de courants parfois contradictoires, le

réalisme se voit systématiquement adjoindre des

épithètes à chaque fois qu'on l'évoque : réalisme

poétique, réalisme social, réalisme idéalisé, réalisme

allégorique, réalisme engagé, réalisme utopique...

Tout l'enjeu de l'exposition et du présent catalogue

est de montrer l'ambivalence fondamentale

du réalisme pictural qui oscille sans cesse entre

idéalisme et naturalisme, contestation et réaction,

modernité et mélancolie, scène de genre et genre

historique. Des oeuvres de Gustave Courbet, Félix

Vallotton, George Grosz, Ferdinand Hodler, Otto

Dix, Mario Sironi, Gustave Jeanneret ou encore

André Derain illustreront les différentes tonalités

de ce mouvement protéiforme.

Accompagnant l'exposition de la Fondation Pierre

Arnaud dédiée à la peinture réaliste, le présent

catalogue pose une question simple : qu'est-ce

que le réalisme en peinture ? Quelque cent tableaux

de peintres suisses, français, italiens, allemands,

belges, hollandais et russes y répondent en montrant

d'une part qu'il n'y a pas un mais des réalismes

souvent contradictoires ; d'autre part, qu'au-delà

de leurs contradictions ces réalismes offrent des

caractéristiques communes.

Dans une période marquée par l'opposition

entre le romantisme et le classicisme, le réalisme

ouvre dès le dix-neuvième siècle une nouvelle voie

en évoquant la réalité sans idéalisation et en abordant

des thématiques politiques ou sociales. Réalisme

ne signifie pas pour autant mimétisme. On ne s'efforce

pas d'imiter servilement la nature, mais, selon

le mot de Gustave Courbet, figure emblématique

du mouvement, on souhaite «traduire les moeurs,

les idées, l'aspect de son époque [...] en faisant

ressortir sa propre individualité».

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