L'évanescence de la valeur : une présentation critique du groupe Krisis

L'évanescence de la valeur : une présentation critique du groupe Krisis

L'évanescence de la valeur : une présentation critique du groupe Krisis
Éditeur: L'Harmattan
2004155 pagesISBN 9782747570466
Format: BrochéLangue : Français

Marx et avec lui la majorité du mouvement ouvrier révolutionnaire

ne se sont pas interrogés sur les origines du

mouvement de la valeur dans les sociétés étatisées. Leur

point de départ est la société capitaliste, dans laquelle

l'accroissement de la richesse est fondé sur l'exploitation

de la force de travail de la classe productive. Cette théorie

de la valeur-travail n'a pas été sérieusement ébranlée par

le mouvement communiste des années 1917-23, car ses

interrogations sur les «bons de travail» et la période de

transition se situent à l'intérieur du même cadre théorique

que celui de Marx et de la Deuxième Internationale.

Il faudra attendre les restructurations du capitalisme

engendrées par le second assaut révolutionnaire, celui de

la fin des années 60, pour que se manifestent des critiques

envers une conception de la révolution comme affirmation

de la classe du travail.

Se situant dans la lignée de la pensée critique d'Adorno

et Horkheimer, mais également influencés par l'internationale

situationniste (A.Jappe, Guy Debord), les individus rassemblés

autour de la revue Krisis situent le coeur de l'aliénation

contemporaine dans le «fétichisme de la marchandise»

(A.Jappe, Les aventures de la marchandise) qui étend sa

domination à toutes les sphères de la vie quotidienne. Pour

ces auteurs, l'ennemi principal c'est «la société du travail»

(Groupe Krisis, Manifeste contre le travail).

Ce livre questionne les fondements théoriques de Krisis :

le travail abstrait comme substance de la valeur, le travail

humain comme malédiction, une conception aristocratique

de la critique du travail. Il expose ainsi les conséquences

politiques d'une analyse des transformations contemporaines

du capitalisme qui adopte un point de vue objectiviste

(le capital automate, la valeur comme sujet) et comprend

les luttes du prolétariat révolutionnaire (1848-1975) comme

une simple composante de la dynamique du capital.

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