Olivier Twist

Orphelin, Olivier Twist passe sa petite enfance entre la maison
de l'horrible Mme Mann, sorte de Cruella paroissiale, et le workhouse ,
un asile pour indigents où la loi sur les pauvres affame les
pensionnaires afin qu'ils ne prennent pas goût à l'oisiveté. Placé
chez M. Sowerberry, fabricant de cercueils et croque-mort de
son état, Olivier s'enfuit pour gagner Londres. Sa naïveté le
conduit droit dans un repaire de malfaiteurs, une école du vice
où l'on apprend à détrousser discrètement les passants... Le jour
où il comprend enfin ce qu'on attend de lui, il se fait arrêter. Le
plaignant est M. Brownlow, un notable. Frappé par la ressemblance
qui existe entre le petit Olivier et un certain portrait
qu'il a chez lui, le vieil homme recueille l'orphelin, mais pas
pour longtemps : ses anciens amis les voleurs ont bien des raisons
de vouloir le retrouver...
Avec Olivier Twist , Dickens entame contre l'injustice sociale
une croisade qu'il poursuivra toute sa vie, sans se départir ni de
son humour ni de son talent de portraitiste : c'est dans ce livre
que l'on rencontre l'inénarrable bedeau M. Bumble, l'irascible
Grimwig, l'Astucieux Renard et, surtout, les célèbres truands
Fagin, Sikes et Monks, figures depuis longtemps familières de la
littérature anglaise.