Merleau-Ponty dans l'invisible : L'oeil et l'esprit au miroir du Visible et l'invisible

Dans la stricte exigence du commentaire, Serge Valdinoci s'attache à
L'OEil et l'Esprit , dernier livre, achevé durant l'été 1960 au Tholonet, du
phénoménologue Maurice Merleau-Ponty. Par ce travail «quasi» mot à
mot, et éclairé par le Visible et l'invisible (resté inachevé par une mort aussi
soudaine qu'imprévue de l'auteur en 1961), L'OEil et l'Esprit se révèle
dans son ambition réelle mais peu soulignée : celle d'introduire à
l'invisible pur, à une «phénoménologie de la phénoménologie» par la
pensée, ici, de la cime et de l'abîme du fond pictural de toute création.
Serge Valdinoci entreprend par ce commentaire de suivre Merleau-Ponty et
d'assumer cette ambition en prenant pour témoins Cézanne, Klee,
Giacometti, Duchamp, Masson, Michaux...
Une note du Visible et de l'invisible de janvier 1959, constate «une
crise (...) radicale» de la pensée et la nécessité de commencer «un nouvel
humanisme». L'OEil et l'Esprit , dans une écriture qui ne laisse rien au
hasard, s'affirme, par ce commentaire, être cette introduction oeuvrante,
qu'il nous faut aujourd'hui encore assumer philosophiquement en une
nouvelle métaphysique, très avertie, pointant vers l'invisible pur.