Les mutinés de l'Elseneur

Jean-François Deniau, préfacier de la présente réédition
des Mutinés de l'«Elseneur» , n'y va pas par quatre chemins
: «Attention ! vous avez sous les yeux et entre les
mains peut-être le plus fort des romans de Jack London,
certains pensent le plus noir.»
Écrit au sortir d'une grave dépression éthylique, le livre
pose avec une violence inouïe la question qui tourmente
alors l'écrivain : celle de la force brute et du mal, dans
une société régie par la loi du plus fort.
Un romancier blasé et déprimé, soucieux de se refaire une
santé au bon air du large, s'embarque à Baltimore à bord
d'un des derniers grands voiliers de commerce qui rallient
encore la Californie en faisant le «grand tour» par le
Cap Horn. Le capitaine a convié sa fille à être de la croisière
- avec son piano ! L'écrivain-voyageur, lui, s'est
contenté d'emmener avec lui, outre quelque livres, sa
carabine préférée et dix mille cartouches... histoire de
distraire son ennui en tirant les oiseaux de mer.