L'heure de la citoyenneté volontaire : la France, une démocratie dépassée ?

Dans la tourmente mondiale, le citoyen se sent exclu des prises de
décisions. Désabusé ou indigné, il éprouve un sentiment de captivité.
Dans une confusion générale, au crépuscule démocratique s'annonce
une révolution sans idée, fruit de la folie des extrêmes.
Sur les ruines d'une «démocratie dépassée», à la citoyenneté captive
doit d'urgence succéder une citoyenneté volontaire née de la volonté de
bâtir en commun.
Au-delà du clivage des sensibilités politiques entretenu par les excès
de discours partisans, il faut :
- oser se battre pour le rassemblement et lancer le défi de la
substitution de la responsabilité partagée à la culpabilité qui
divise,
- redéfinir la mission d'un ordre public fédérateur et protecteur des
personnes, des biens mobiliers et immobiliers et des entreprises,
- rénover le contrat social à partir du principe de respect de la dignité
humaine, au premier rang du patrimoine commun européen.
Aujourd'hui est venu le temps d'une révolution des mentalités.
Sur les pas de ceux qui ont su rassembler aux heures les plus sombres
de l'histoire de notre pays, les héritiers de la Déclaration des droits
de l'homme et du citoyen de 1789 doivent tracer un nouveau chemin
au coeur d'une « démocratie-dépassement » : celui de la citoyenneté
volontaire .