La géographie dans le monde anglophone : espace et identité

Du jeudi 18 au samedi 20 juin 2009 s'est tenu à
l'université Paris Est Marne-La-Vallée le colloque
«La géographie dans le monde anglophone (littérature
et civilisation)» organisé par le groupe Angles de
l'Équipe d'Accueil Imager (EA 3958). Le présent volume
rassemble les textes de la majorité des communications faites
à cette occasion. La géographie du monde anglophone est
vaste et variée : les observations, analyses et découvertes des
auteurs réunis ici sont aussi diverses que les terrains qu'ils se
sont choisis, aussi particulières que le mode exploratoire de
chacun. Pour autant, au-delà de la multiplicité des approches,
on retrouve dans les études de ce livre une préoccupation
constante avec la définition étymologique de la géographie :
l'écriture de la terre, c'est-à-dire son inscription dans un
espace autre, celui du verbe, mais aussi l'écriture que la terre
propose d'elle-même littéralement, à qui sait ou veut la lire. La
lecture à laquelle nous sommes ici invités essaie, à chaque fois
dans des espaces différents, de révéler les enjeux de l'écriture
et l'inscription géographiques. Se pose la question de savoir
si la science géographique est toujours seconde par rapport
à la «réalité» dont elle parle. Ou bien si finalement elle ne
conditionne pas notre mode d'accès au monde : il s'agit alors
de jouer «cartes» sur table et de prendre conscience que la
cartographie n'est pas d'un mimétisme veule mais qu'elle agit
en retour sur le monde qu'elle est censée représenter. Écrire
et dessiner, deux activités moins ancillaires qu'il n'y paraît,
proposent aussi bien de présenter que de représenter, de créer
que de reproduire. La géographie apparaît dès lors comme un
outil de maîtrise et de transformation du monde.