J'ai rêvé mon père : itinéraire d'un Ardéchois

« J'ai toujours aimé la compétition, celle qui
oblige à se dépasser, celle qui nous situe par
rapport aux autres, celle qui nous fait exister
dans la conquête de l'inutile. »
Quelle belle expression, la conquête de
l'inutile ! Au contraire de la guerre, que
Marcel Tauleigne vit et décrit avec
révolte et indignation, un homme qui
grandit dispose de moyens lumineux
pour se confronter à l'humain sans le
détruire, pour aller à sa rencontre sans
passer pour une femmelette , tout en
goûtant le plaisir de la curiosité, celui de
la découverte, et les présents d'humanité
qu'il en récolte (amour, amitié...).
C'est ce plaisir qui guide le petit Marcel
quand, à neuf ans, il fait son apprentissage
comme vacher en haute Ardèche.
Évidemment, son père l'abandonne !
évidemment, il lui en veut de son défaut
de tendresse, mais quelle merveilleuse
école que celle de la vie ! Et finalement,
son père ne lui a-t-il pas fait le cadeau que
l'on attend d'un père : le chemin de
l'autonomie et la transmission de ses
racines ?
Tout bourru ait-il été...