Réussir avec l'ONU ? : l'exemple du Congo-Kinshasa : janvier 2006-février 2007

Tirer d'un monde complexe et changeant des idées claires
conduit les États et les organisations internationales à se
réformer. Les opérations de maintien de la paix les obligent à
une action commune impliquant tous les acteurs. Hybrides
et de plus en plus intégrées, ces actions ambitionnent de
«gagner la paix». Réussir en ce domaine ne peut être une
hypothèse, c'est aujourd'hui une absolue nécessité.
Rejoignant un vieux précepte, il apparaît toujours qu'une
saine réflexion doit être issue d'une solide expérience, et
que c'est de cette réflexion que doit naître l'action. Action
d'autant plus efficace que les buts et enjeux ont été bien
définis, bien cadrés, et qu'un problème correctement posé
facilite une meilleure réponse.
Une action «robuste» nécessite un mandat clair et volontariste.
L'emploi de la «juste force», c'est-à-dire légitime
et mesurée, permet une meilleure application des trois
missions génériques : protéger, soutenir, contraindre.
Les opérations de maintien de la paix évoluent vers des
missions plus intégrées où, sur le terrain, les acteurs
diplomatiques, humanitaires et sécuritaires se coordonnent
pour des actions plus globales, gagnant ainsi en efficacité.
Mais la réussite dépend aussi d'une bonne connaissance en
premier lieu de l'ONU, et de tous les partenaires entre eux,
l'aspect composite d'un nombre grandissant d'opérations
où se côtoient ONU, UE, UA et OTAN, rendant indispensables
une coopération fiable et une réelle interdépendance.
Pionnière pour l'ONU et l'UE, l'expérience du Congo-Kinshasa
est riche d'enseignement pour optimiser les
missions à venir.
Chef d'état-major des forces de cette mission, le Général
Christian Houdet nous livre dans cet ouvrage une réflexion
synthétique et constructive, riche en propositions pour mieux
réussir les futures opérations de maintien de la paix au
XXI<sup>e</sup> siècle.