Man-man

Le Grand est martyrisé et violenté par sa mère
(meurtrière sadique du père), esclave de sa folie,
jouet, pénis et souffre douleur. Elle l'aime la nuit
et le bat le jour. Dans cet univers de transgression
et de frénésie, il y a une porte entrouverte,
un espoir, un objectif : la Rivière-au-P.
La Rivière-au-P, c'est l'obsession du Grand, le
terrible passage de l'enfance à l'âge adulte, le
monde des Autres, sûrement moins effrayant
que le huis-clos familial. C'est là qu'il lui faut
aller. Remplacer la mère par la fiancée, dépasser
l'inceste pour atteindre la légitimité, intégrer
la société.
Affrontant les dérives et les tabous humains,
mélant allégrement sexe, sang, soleil et vent,
la pièce explore le terrain miné de l'amour
maternel.
(Extraits de la préface de Véronique Olmi)