L'hiver ne sera plus dans mon amour

Après Paroles de vivant et Finitude , Nathalie Nabert présente
aujourd'hui son troisième recueil aux éditions de la Barbacane :
L'hiver ne sera plus dans mon amour. Trois ensembles poétiques
composent ce recueil dont le langage reprend en écho les images de
Finitude dans des variantes et des assemblages différents en signe de
continuité de la parole.
«L'ombre devancière» est une paraphrase du prologue de l'Évangile
selon saint Jean. Ici, la vie émerge avec la Parole. C'est le
chant de l'Avènement sur le monde et l'exhalaison de l'homme en
Dieu. Passage de la nuit de l'hébétude à la lumière de
l'Inconnaissance, ce texte, dans une autre version, a servi de livret à
la cantate de Thierry Escaich - Le dernier Évangile - qui fut créée
dans le cadre du Festival de musique sacrée de Saint-Malo le 30
juin 2000, puis à Notre-Dame de Paris en juin 2002.
«La sixième heure» suit la Passion de Jésus-Christ rapportée
dans l'Évangile selon saint Luc. C'est le temps de la douleur et de
l'espérance. Ces textes ont été spécialement réunis pour l'oeuvre de
Christian Nabert «Hora sexta», instants de la Passion pour piano
et deux récitants.
Enfin, «La porte d'Espérance» emprunte au Livre d'Osée,
écrit à la fin du VIII<sup>e</sup> siècle avant Jésus-Christ, le chant des
ténèbres, des fiançailles rompues entre Dieu et l'âme infidèle, et
celui de la miséricorde de l'amour. Temps de misère et de retournement
lumineux dans l'être.
Chaque ensemble est précédé d'une encre de chine signée
Fleur Nabert et posée à l'avant de la parole dans le silence de la page
comme un lieu de contemplation et de dépouillement.
La Barbacane