Djibouti : économie du développement et changements institutionnels et organisationnels

Cet ouvrage, qui tente de renouveler la problématique du
développement en prenant appui sur le cas de la république de
Djibouti, avance deux propositions principales :
- la première proposition consiste à appréhender le
développement à partir d'un cadrage macroéconomique qui
prend en compte des éléments de coordination informels ; il est
fait appel à la fois aux théories traditionnelles du développement
et aux dispositifs théoriques de l'institutionnalisme, tant ancien
(Old Institutional Economics) que nouveau (New Institutional
Economics) pour reconsidérer la thématique du développement ;
- la seconde proposition consiste à introduire la question de
la firme comme élément clef de la question du développement ;
il s'agit de construire une théorie de la firme adaptée à la
question du développement dans les pays du tiers monde et qui
s'enracine dans la problématique macro mise en place dans la
première partie.
Aujourd'hui, ces questionnements trouvent un écho à
Djibouti où il y a tentative d'actionner les changements
institutionnels et organisationnels en s'appuyant sur
l'opération de mise en concession du Port Autonome
International de Djibouti au profit de l'opérateur emirati Dubaï
Ports World. L'interrogation principale demeure : si DP World
amène les actifs intangibles (image de marque, savoir-faire et
expérience) et financiers (investissement sur le projet Doraleh/ENOC),
qu'en est-il des actifs humains ? C'est toute la question
des transferts des compétences qui se pose de façon criante.