Oeuvres complètes. Vol. 29. L'amour de Dieu. La grâce et le libre arbitre

L'amour de Dieu
Le traité sur L'Amour de Dieu remonte, dans sa première rédaction, aux années 1124-1125, quand Bernard se met à écrire. Mais ce texte a été remanié par la suite pour être offert au cardinal Aimeric vers 1133-1135. Ces pages mettent en place de façon originale le problème fondamental de la foi chrétienne et de toute religion : la relation au divin. Elles auront une grande influence par la suite. Outre la célèbre formule - « la mesure de notre amour de Dieu, c'est de l'aimer sans mesure » -, Bernard aide à parcourir le chemin qui mène de l'égoïsme humain à l'amour de Dieu.
La grâce et le libre arbitre
Le traité sur La Grâce et le libre arbitre est sans doute plus tardif, sa composition serait à situer avant 1128. Dans le cadre d'un enseignement à des moines, Bernard se révèle théologien de grande classe au sujet d'un problème qui tourmente la conscience chrétienne occidentale depuis les luttes du V<sup>e</sup> s. contre Pelage. Pour Bernard, les deux réalités - grâce et libre arbitre - ne sont pas à opposer : plus l'on reconnaît son rôle à la grâce de Dieu, plus on magnifie la liberté inamissible de l'homme.