Le roman français au XXe siècle

Si le roman a conquis sa puissance et sa légitimité sous
l'ombre tutélaire des grands romanciers du XIX<sup>e</sup> siècle, c'est
au cours du XX<sup>e</sup> siècle qu'il s'impose comme genre majeur.
Toujours en quête de nouveaux territoires, il rivalise alors avec
la philosophie, s'avance aux confins de la poésie, se confronte
à la psychanalyse, à l'essai ou à l'autobiographie. Les écrivains
s'interrogent sur ses formes, récusent les anciennes et
en inventent d'inédites, quitte à se défaire pour cela de ce qui
semblait le constituer : personnage, intrigue, récit...
L'auteur analyse ici l'infinie plasticité d'un genre toujours
en mouvement. Il fait apparaître les débats esthétiques et critiques
qui ponctuent son histoire du naturalisme au nouveau
roman, de l'existentialisme à la littérature contemporaine.
Car, plus que les thèmes du roman, les circonstances de son
élaboration ou la biographie de son auteur, ce sont les enjeux,
les choix esthétiques et les problématiques de l'écriture qui
définissent un roman.