Le temps des jacinthes

Le présent recueil se compose de quarante-deux
poèmes en langue française tirés d'un répertoire qui en
compte soixante-deux, les uns en Lingala, en Kituba et
en Kibeembe, un petit nombre en Espagnol.
Le fort tempérament de l'auteur, cependant, refuse
de se laisser enfermer dans le cadre étroit de l'univers
beembe, pour aller à la rencontre de tous les hommes de
la terre, ses frères humains. « Paix sur la terre, Que
reste-t-il de la nation ? La ville de mes rêves. » Sans
parti pris, rejetant avec horreur l'ethnocentrisme,
l'auteur chante avec une égale ferveur, Klmpongui son
village, Brazzaville, le Congo tout entier, la terre entière.
On tient dans ce refus de clôture narcissique, le
caractère universaliste, polychrome et polyrythmique de
ses poèmes qui brassent les hommes et les femmes d'ici
avec les hommes et les femmes de là-bas, tous
convoqués à la grande fête de la fraternité universelle, à
laquelle seuls «les attardés de la terre», contre
l'irrésistible mouvement universel, refusent de se
rendre.
L'ensemble des textes apparaît alors comme un
hymne à l'amour de tous les hommes de la terre que
l'auteur embrasse dans un même élan de tendresse
universelle «ma mélodie est un hymne à l'amour».