Présidentielle 2012 : une communication politique bien singulière

L'élection présidentielle française de 2012 a présenté de
nombreuses singularités qui la distinguent nettement des
précédentes du point de vue de la communication politique,
comme le montrent dans cet ouvrage les chercheurs du
Ceccopop et leurs partenaires étrangers réunis sous la férule
de Philippe J. Maarek. D'un point de vue institutionnel, d'une
part, un président sortant dans le cadre du mandat réduit à
cinq ans se représentait pour la première fois. Cela donna à
cette élection l'aspect inhabituel d'un référendum sur un bilan
de mandat de Nicolas Sarkozy, bien différent des élections
précédentes. D'un point de vue conjoncturel, d'autre part,
il est clair que sa personnalité a considérablement plus pesé
que celle de ses prédécesseurs, qu'il s'agisse de sa façon
«interventionniste» de gouverner ou de son exposition
désinhibée de son intimité et de sa personne - face à un François
Hollande qui avançait astucieusement sa «normalité».
Réseaux sociaux sur Internet et méthodes «classiques»
de communication revisitées ont en outre exacerbé ces
singularités.