L'ouvrier de la 11e heure

L'ouvrier de la 11<sup>e</sup> heure a hérité du communisme
de sa famille. Dès l'adolescence, pendant l'occupation
nazie, puis tout au long de la guerre froide, il a, faisant
taire ses doutes, servi le parti comme on pratique une
religion... Jusqu'à la chute de l'URSS et l'éloignement
de Madeleine, son épouse mal-aimée.
Le récit commence alors que le héros, bourrelé
de remords, fuit le Paris de ses engagements, de ses
amitiés, de son amour. Retraité, sans but ni projet, il
descend vers le Sud, tombe sous le charme d'un vieux
village ariégeois, Campagne-sur-Arize, où il trouve
refuge dans une maison à l'abandon.
Séparé de ses amis, il comprendra, dans la solitude,
qu'il lui est impossible de renier les objectifs du
communisme. Il a renoncé à sa religion, pas à sa foi. Son
désespoir, il va l'analyser, le creuser jusqu'à le rendre
transparent et, avec un regain de tendresse, accueillir à
travers lui d'autres amis, une nouvelle foi - la même en
vérité - éclairée, aggravée et finalement salvatrice.