Les principes d'Erthy

Erthy a quatre enfants, un mari et semble, aux yeux du
narrateur à première vue, être tout sauf une proie. La première
fois qu'il la rencontre, c'est à la sortie de la maternelle,
en train de relacer le soulier d'un de ses enfants. Enceinte
jusqu'aux yeux. Elle est grande, blonde, sportive, plutôt
jolie et ne porte que des jupes-culottes. Ou alors un survêtement
ou un vieux bermuda.
Elle est plutôt froide, timide, réservée, fuit les contacts
physiques les plus innocents, comme une poignée de main.
Bref, la vertu conjugale incarnée.
Rien pour attirer le regard d'un homme. Sauf un cul
magnifique.
C'est ce qui va convaincre le narrateur de se lancer dans
une entreprise patiente et, selon les dires de l'intéressée,
sans espoir.
Et pourtant, dans un environnement peu favorable à une
idylle extraconjugale, le narrateur va parvenir peu à peu à
dégeler cette Sainte Nitouche, qui, tout en culpabilisant à
mort, se fait baiser dans les endroits les plus improbables de
cette province champêtre et bien-pensante